55e sortie : Long Bay Coastal Walkway

C’était une journée qui a commencé assez grise. Il y avait des oiseaux paresseux dans le ciel et la plage était vide. ‘’Bonjour?’’, a demandé Jasmine à tous les gens qui avaient l’air français dans le parking de Long Bay Regional Park. ‘’Ah alors, ils sont là-bas!’’
Un  groupe amical d’une douzaine est arrivé, avec sourires sur le visage, lunettes de soleil sur la tête et petits sacs aux dos – ça allait être une demi-journée très agréable. 
On a commencé avec une promenade vers le nord, sur la plage. La brise était douce et la température parfaite pour une rando. Le premier obstacle d’un petit ruisseau a été affronté avec une attitude prête à contester.  Résultat: sauts vigoureux, suivi par plus d'un pied mouillé.

Deux des femmes ont couru le long de la côte, menant la charge à Granny’s bay.
Le ciel s’est tourné vers une nuance de bleu et une brise fraiche soufflait sur le groupe. Après avoir formé une queue pour se vaporiser consciencieusement nos  bottes, nous sommes montés  vers la brousse natale. 




                                                        Ce n’était pas long avant d'atteindre le sommet de la première falaise, découvrant une belle vue côtière. Ce paysage magnifique serait largement dominant  tout au long de la promenade.
Ayant descendu dans la baie de Granny, le groupe s’est arrêté un instant pour savourer la vue, prendre quelques ‘’snacks’’ légers et commenter sur la faune native et sur l’expérience un peu bizarre d'une oie néo-zélandaise qui faisait un bruit comme un chien kiwi ‘bark, bark!’
Comme c’était marée basse, nous avons continué sur les rochers, où les falaises blanches rayées répondaient aux formations rocheuses magnifiquement courbées sur la rive. Beaucoup d’arbres Pohutakawa s’accrochaient aux falaises et avaient laissé tomber leurs feuilles au bord de l'eau.

ci contreon voit un  beau groupe d'arbres a l'ombre duquel nous nous sommes arrêtés pour déjeuner. C’est alors que le banquet a commencé. Des biscuits faits maison, du véritable pain et des fromages français et divers autres délices (comment s’appelle le petit flan encore?? miam) se sont matérialisé de nulle part. Le commentaire le plus typiquement français de la journée a été fait lorsque Rob a produit une bouteille de vin rouge, remarquant «J’ai oublié mon eau, mais cela va faire du bien».

Quelques personnes ont évité un accident de justesse à cause d’un petit ballon de rugby (aucune rando ne serait complète sans un coup de pied), mais les discussions et la  bonne humeur ont permis de continuer.
En fin de compte, il était temps de rentrer. Le groupe intrépide n'a pas sourcillé en passant sur les piscines des rochers, chacun à leur propre rythme, en faisant de petits bruits de triomphe pour avoir manœuvré avec succès et surtout pour avoir évité de se mouiller une dernière fois.

Au moment où nous avons commencé la promenade de retour vers le sud, le long de la plage, la moitié de la population de la Côte-Nord semblait avoir campé sur les rives de Long Bay Beach et être en train de faire un BBQ sur l'herbe, soulignant le fait qu'il avait été bien utile de débuter la rando dans la grisaille du matin. La lumière adoucit par les lunettes de soleil et le sable blanc de la plage brillait toujours lorsque nous nous sommes dit au revoir - à la prochaine! Jasmine

54e sortie : Duder Regional Park


Le 5 Octobre 2014, six personnes : Mesdames A et B, et Messieurs C, D, E et F (on a changé les noms pour garder l'anonymat), dont au moins l'un d'entre eux n’était  pas connu aux autres, se sont rencontrés au parking du Duders Regional Park à 10h00 pile. Très loin des grandes banlieues d'Auckland, d'où ils sont probablement venus.

Des témoins ont constaté que, après avoir fait les présentations et synchronisé les montres, ces personnes ont commencé, en suivant le chemin, à montrer la première colline et ensuite ils ont disparu lentement de vue.  Il semble qu’ils ont discuté pour la plupart du temps, mais ce n'était pas évident sur quels sujets.

Ils ont pris plusieurs pauses pour regarder autour d'eux, aux arbres et aux oiseux. En suivant le chemin, tout d’abord ils ont parcouru quelques champs, pour arriver, âpres environ quinze minutes, tout près des falaises qui donnaient sur la mer en bas, environ 50 mètres de la côte rocheux où une surprise les attendait.

De temps en temps, certains des camarades ont ralenti pour prendre des photos, peut-être pour avoir connaissance des caméras de sécurité afin de pouvoir plus tard voler la ferme de ses moutons. On doit attendre plus d’évidence concrète pour être sûr.  À l’embranchement, ils ont pris le chemin qui amenait au bout de la presqu'île, où se trouvaient des 'middens' Maori et quelques oiseux agacés.

Un de nos témoins a confirmé qu’ils ont pris quelques photos sur la pente d'une des dernières collines, un événement qui a duré presque dix minutes.  Il faut croire que c’était peut-être un prétexte pour attendre quelque chose, un rendez-vous d'un type ou d'un autre.

Puis à ce moment précis, ça s’est passé. Des dauphins sont arrivés. Oui, pas juste une seule, plutôt cinq ou six. Elles ont chassée et jouée pendant plus d'une heure et demie au large de la plage.

Pendant ce grand spectacle, les suspects se sont amusés avec du vin, tout en regardant les dauphins jouer presque sans cesse dans la mer.   Que le nombre de personnes et des dauphins soient comparables ne pouvait pas être par hasard, mais les liens solides entre les deux ne sont pas encore évidents.

Pendant ce spectacle que l'on croit d'être prévu, les personnes ont mangé un petit repas, ce qui a commencé à 11h30 précis. Y compris: des tranches de pizza, au moins un sandwich, des pièces de fruit, des poignées de noisettes, et du chocolat dont on l'a coupé en petits morceaux.

Les personnes ont passé plus d'une heure sans bouger, jusqu'à ce que l'arrivée d’autres témoins, déguisés en touristes étrangères.

Ils ont vu nos suspects partir vers l'embranchement principal, avec moins de vitesse qu'auparavant. C'est possible que cette lenteur a été à cause soit du vin soit du désire de prolonger le séjour dans cet endroit assez isolé.

 
 
Nos témoins sur un chemin parallèle les ont vus marcher dans des groupes de un, de deux ou de quatre.  À ce moment-là, il faut croire que c'était pour faire encore plus de planification de quelque grand crime épouvantable.

Ni le vent ni la pluie n’ont empêché leur progrès rapide pendant la dernière étape, à travers les collines herbeux avec des arbres secs qui s’étendaient jusqu'à l'horizon, avant d’atteindre les voitures au bout du chemin. 


 
Une demi-heure plus tard, ils  se trouvaient au parking, prêts à partir et revenir chez eux, pour faire des préparations d'entamer quelque plan diabolique.

Récit de Paul

53e sortie: Whatipu - Puriri Ridge, Kura Track


Malgré un temps pluvieux, nous étions 5 (valeureux) volontaires à nous retrouver en ce dimanche matin du 31 aout. Le lieu de rendez-vous était le parking de Whatipu, situé à 45 minutes du CBD d’Auckland, au sein du Waitakere Ranges Regional Park.

Après que chacun ait  fait connaissance et se soit préparé à partir, Nathalie nous montra un tui, oiseau caractéristique de la Nouvelle Zélande.

Nous montâmes dans la voiture de Nathalie qui nous emmena jusqu’au début du parcours. Après une courte marche d’une dizaine de minutes nous arrivions au lookout. Malheureusement, la vue qui devait être magnifique par temps dégagé était quelque peu gâchée par les nuages.

Nous commençâmes à descendre dans un chemin boueux (gare aux chutes !). Puis vint l’heure du choix. Nous avions le choix entre le chemin longeant la falaise, qui avait l’avantage d’offrir une vue plus jolie. Le second choix étant la traversée par le bush, qui bien que sans vue grandiose permettait d’être relativement abrité. Etant donné la puissance du vent, le second choix fut retenu.  Après environ une heure de marche, nous nous arrêtâmes presque trois quart d’heure pour le pique-nique (il y avait même un excellent brie… )

La marche repris tranquillement jusqu’à ce que l’on arrive à l’endroit où le chemin nécessitait de traverser la rivière. Car si jusqu’à présent, le chemin qui  passait par le bush nous avait permis de rester sec, il allait désormais falloir se mouiller ! Les jours précédant ayant été très pluvieux, le niveau de la rivière était considérablement plus haut que d’habitude. Les pierres qui étaient supposées faciliter le passage d’une berge à l’autre étaient complètement ensevelies et ne furent pas d’une grande aide…

Après avoir (vainement) cherché une alternative, tout le monde du tant bien que mal traverser la rivière en se mouillant les pieds. Après quelques minutes un peu désagréables au moment de la première traversée, les trois suivantes se firent plus facilement.

Sur le chemin, nous nous arrêtâmes à plusieurs reprises afin de chercher les géo caches, que nous trouvâmes plus ou moins facilement. Les quatre que nous avons découverts vinrent compléter la collection déjà bien fournie de Nathalie et le début de collection de Rob. Le dernier géo cache, lui, resta introuvable.

Nous fûmes de retour au parking de Whatipu aux alentours de 14h30. Tout le monde monta dans la voiture de Rob pour aller récupérer celle de Nathalie. Nous nous séparâmes en deux groupes pour retourner à Auckland.

Kévin